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# Le problème du clanisme importé en Europe

### Alors que les sociétés occidentales sont fondées sur l’individu et l’intérêt général, de nombreuses autres sociétés fonctionnent de manière clanique. Celles-ci se sont reconstituées en Europe par l’immigration et l’incompatibilité entre ces deux modes de fonctionnement constituent un danger pour la société et les institutions occidentales.

**Les sociétés occidentales sont fondées sur la reconnaissance du droit des individus à une existence libre dont ils peuvent décider eux-mêmes**. Un vaste mouvement historique, qui prend ses racines dans la philosophie grecque et le christianisme, a abouti à une conception de l’individu comme personne ayant droit à la dignité, disposant d’un libre arbitre et de droits fondamentaux. L’affirmation des droits inaliénables des individus s’est faite progressivement dans le monde occidental et a été marquée par des textes et épisodes majeurs (Habeas Corpus, Bill of Rights, Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, etc). Si des groupes continuent bien sûr à exister, comme la famille ou les Eglises, ceux-ci sont conçus comme des moyens permettant à l’individu de se socialiser, mais aussi de s’émanciper. Dans le cas contraire, on considère qu’il y a relation d’emprise psychologique ou sectaire.

**Cette conception occidentale du sujet en tant qu’individu n’est cependant pas universelle. Dans de nombreuses autres cultures, c’est le groupe qui a plus d’importance que l’individu et qui constitue le fondement de la société**. C’est le modèle clanique de la société. Le groupe peut être religieux (constitué autour d’un meneur ou d’une école religieuse), familial (construit autour d’un ancêtre commun), territorial, ethnique ou même professionnel.

**Dans ce modèle, le sujet n’a pas vocation à s’émanciper, mais il est au contraire soumis au groupe, au clan**. « Le but n’est pas que l’enfant apprenne à penser par lui-même, c’est même une similitude de pensée qui est souhaitée ou imposée plus ou moins explicitement » (Dr Maurice Berger, *Sur la violence gratuite en France*). L’intégrité et la solidarité du groupe sont les valeurs fondamentales. Dans les sociétés occidentales, l’individu a vocation à quitter son groupe familial d’origine, pour devenir un sujet autonome et, par la suite, fonder sa propre famille. Dans les sociétés à fonctionnement clanique, au contraire, l’individu ne peut pas quitter le groupe sans l’affaiblir et donc le menacer.

Par ailleurs, dans nos sociétés, le contact de l’individu avec l’autre est une modalité de construction de son autonomie, par l’expérience, l’apprentissage, l’hybridation, etc. Les combinaisons et recompositions d’individus permettent un dynamisme social et intellectuel qui est à la base des réalisations occidentales, mais aussi du fonctionnement démocratique : **les individus appartiennent à une société commune au-delà de leurs intérêts de groupe et l’intérêt général est supérieur à la somme des intérêts particuliers**.

**Dans les sociétés à fonctionnement clanique, au contraire, le clan dessine une limite stricte entre « eux » et « nous »**, l’intérieur et l’extérieur. Les interactions avec l’autre sont conçues comme une menace (par exemple le risque d’un affaiblissement du clan si un membre se marie à l’extérieur de celui-ci - ce qui conduit à des taux de consanguinité importants dans les sociétés à fonctionnement clanique - ou apostasie sa religion) ou comme une opportunité de capter des bénéfices à l’intérêt exclusif du clan, sans considération pour l’intérêt général.

**Une grande partie des populations immigrées du Maghreb, des Proche et Moyen Orient et d’Afrique fonctionnent selon une logique clanique et l’importent avec eux en Europe.** On constate qu’en cas de litige ou de conflit, leur soutien va au membre de leur groupe, indépendamment des torts de celui-ci. On a pu le voir en France avec l’affaire Nahel, qui a reçu un soutien massif des communautés maghrébine et africaine, qui ont fait d’une affaire de délinquance un prétendu symbole d’agression contre leur groupe. Au Royaume-Uni, des Pakistanais ont pris la défense de leurs compatriotes violeurs de fillettes impliqués dans l’affaire des « grooming gangs » et ont prétendu qu’ils étaient victimes d’un récit mensonger orchestré par l’extrême-droite.

<figure><img src="/files/G2kMaVNu0mFkU74LQHxm" alt="" width="375"><figcaption></figcaption></figure>

**Le clanisme des populations immigrées sape ainsi le fonctionnement des sociétés occidentales**. On le voit dans les affaires de délinquance et de criminalité, où ils prennent le parti des leurs, alors que les Européens placent le principe de justice au-dessus des intérêts de groupe. On le constate également dans le jeu démocratique. Les clans ont tendance à voter en bloc, non pas en tant qu’individu recherchant l’intérêt général de la société, mais en tant que membre d’un clan recherchant des avantages politiques, institutionnels et économiques pour sa propre jouissance. La politique devient un jeu à somme nulle où des groupes s’affrontent pour s’approprier des avantages. Les partis politiques européens sont ainsi progressivement poussés à adopter des politiques bénéficiant aux groupes claniques, qui leur apporteront massivement leurs voix. Le cas est patent en France avec l’exemple de LFI, qui milite de manière ouverte et exclusive pour l’électorat musulman.

<figure><img src="/files/viisWJxTHLTpdGMJDluw" alt=""><figcaption><p>Au Royaume-Uni, le fonctionnement clanique des Pakistanais est quasiment institutionnalisé à travers le système du biraderisme (voir lien ci-dessous)</p></figcaption></figure>

<figure><img src="/files/smnlcTJ1rh0XmPBmavHd" alt=""><figcaption></figcaption></figure>

**Le fonctionnement clanique de nombreuses sociétés extra-européennes qui se sont reconstituées sur notre sol constitue une différence ethnologique fondamentale avec le mode de fonctionnement social occidental**. Cette différence est la cause de nombreux problèmes sociétaux que nous constatons aujourd’hui. Elle est aussi un danger pour le fonctionnement de la justice, de l’économie, de la démocratie et de bon nombre d’institutions occidentales, fondées sur le libre-arbitre de l’individu et la recherche de l’intérêt général.

Voir aussi (liens internes) :

* Sur la consanguinité importée en Europe en raison de l'immigration : [Répondre au lieu commun "sans métissage, on finit consanguins"](/centre-ressources-arguments/demographie/repondre-au-lieu-commun-sans-metissage-on-finit-consanguins.md)

Voir aussi (liens externes) :

* [Fil twitter sur le système familial des Pakistanais](https://x.com/maxguimard/status/1875215945721118984) (Maxime Guimard)
