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# Les statistiques ethniques

### L’interdiction des statistiques ethniques est démocratiquement indéfendable ; elle est en outre politiquement inefficace, voire contreproductive. Elle est exploitée de façon fallacieuse par la gauche.

**Les statistiques ethniques constituent un tabou en France**, qui ne prétend reconnaître que des « citoyens », indépendamment de leur appartenance ethnique. Selon la logique républicaine, ces statistiques ne seraient donc pas porteuses d’une information pertinente. Contrairement aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou à de nombreuses autres démocraties occidentales, nous n’avons donc pas d’informations consolidées par un service national de statistiques.

**Pourtant, cette interdiction est problématique**.

**Ce n’est pas parce que la France ne reconnait que des « citoyens » qu’il ne faut pas connaitre la composition ethnique de ses habitants.** C’est une information qui permet de connaitre et d’analyser la population. Si on ne reconnaissait que des citoyens, pourquoi les recenserait-on selon leur sexe et leur âge ? Parce que cela permet d’identifier des besoins spécifiques et donc de définir des politiques. C’est aussi le cas pour l’ethnie (par exemple dans la lutte contre certaines maladies).

**L’universalisme affiché se heurte à la réalité quotidienne des Français et au discours officiel.** Il n’y a que des citoyens, mais on voit et célèbre les « Français venus d’ailleurs ». Le multiculturalisme est érigé en vertu. Il y a une contradiction entre le discours exaltant la diversité et la dissimulation de celle-ci. La raison est que la composition ethnique du pays n’est pas neutre et est traversée par de nombreux enjeux.

Dans le contexte actuel, **c’est une façon de dissimuler le Grand Remplacement.** Pas de mesure, pas de réalité. Il est légitime que les Français connaissent la situation qui prévaut sur leur territoire et la situation démographique de leur peuple. Sans mesure, pas de réalité. En conséquence, on présente aux Français comme seule variable pertinente celle de la proportion d’étrangers, en augmentation légère, qui dissimule les naturalisations et les naissances d’immigrés de 2e génération ou plus. On comprend la portée explosive d’une telle information.

**C’est aussi une façon de ne pas montrer statistiquement la surreprésentation de certains groupes dans la délinquance et la criminalité.** Il y a donc un soupçon légitime de manipulation, dans le but de dissimuler une information hautement politique qui a trait à la sécurité des biens et des personnes.

**L’incertitude alimente un pourrissement du débat**, puisqu’il n’est pas possible de s’accorder sur des chiffres officiels. En conséquence, la droite essaie logiquement de déterminer les proportions des individus appartenant aux différentes ethnies en France. Cette démarche a le mérite de la clarté et de l’honnêteté.

**La gauche fait preuve d’hypocrisie** : tout en refusant les statistiques ethniques, fait de la discrimination des non-Blancs un sujet politique. Les non-Blancs seraient discriminés dans les films, en politique, dans le logement, dans le travail etc. Mais comment peut-on évoquer une sous-représentation sans la mesurer ? Ce flou, que la gauche entretient savamment, est utilisé en manière de chantage moral à « l’anti-racisme ».

L’absence de statistiques ethniques alimente donc une incertitude, exploitée par la gauche, tandis que la droite essaie de déterminer des chiffres fiables. Ce décalage dégrade le débat démocratique, puisque, sans données officielles, les soupçons de manipulation ou de dissimulation se font plus virulents.

**En conclusion : l’absence de statistiques ethniques est improductive à la fois d’un point de vue pratique, puisqu’elle empêche de connaître précisément la population et donc d’établir des politiques idoines, et d’un point de vue démocratique, puisqu’elle entretient une dégradation du débat politique et une méfiance justifiée à l’égard des institutions.**
