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# La créolisation

### LFI a fait de la *créolisation* de la France le cœur de son ambition politique, mais cet objectif est en réalité indissociablement lié à une volonté ethnocide.

**Jean-Luc Mélenchon et LFI ont fait de la « créolisation » de la France l’horizon supposément souhaitable de notre pays.** Ils font de cet axe un objectif politique et, en même temps, s’appuient sur les allochtones disposant de la nationalité française pour progresser politiquement.

**Selon LFI, la créolisation serait le phénomène de mélange des cultures, des peuples et des ADN, le grand métissage joyeux, le dépassement par la fusion génétique et culturelle de la question de la race et de l’origine.** Il s’agit d’un programme politique volontariste d’ordre ethnique et démographique que LFI dissimule sous une série de sophismes basés sur la supposée spontanéité du phénomène : que les hommes ont toujours été mobiles, que la France a toujours été une terre de migrations, que toute culture est un métissage, etc.

L’argument du métissage concerne directement la *créolisation*. Qu’y a-t-il derrière l’utilisation très calculée de ce terme ?

**La France possède des populations dites&#x20;*****créoles*****, dans les territoires hérités de son ancien empire colonial**. Ce terme désigne la façon dont une culture de synthèse a émergé à partir de la présence commune de plusieurs groupes : les Blancs, les autochtones (indiens), les Noirs, les métisses. Les créoles sont à la fois les personnes issues de ce mélange, la langue qu’elles parlent (un dérivé du français ou un dialecte français selon la façon dont on voudra la considérer) et la culture.

Dans l’imaginaire français, le terme évoque un certain art de vivre antillais, mêlé d’exotisme et de sensualité. On le retrouve de Baudelaire (*A une dame créole*) aux chanteurs contemporains (la chanson *Ma créole* de Fernandel, la *Compagnie créole*…) On peut supposer que cette image positive a grandement aiguillé Mélenchon et LFI dans le choix de ce terme (on pourrait d’ailleurs opposer à cet emploi du mot le fait que la réalité de la société *créole* recouvrait des situations bien moins heureuse que l’image qui y est associée : une société structurée racialement, d’une grande violence, l’exclusion des métis, etc.)

**Ainsi, le mécanisme mensonger utilisé par LFI est clair : il est absurde de s’opposer au mélange des peuples parce qu’il a toujours existé (ce qui est faux), cela s’appelle la créolisation (c’est un cas particulier hérité de l’histoire coloniale française) et c’est un phénomène connoté positivement (c’est du marketing politique).**

Mais le sophisme central de Mélenchon dans l’utilisation du mot et la perversité volontaire qui se dissimule dans cet usage, tient au fait que la réalité créole est indissociablement liée à la structure de l’ancien empire colonial français. Les zones de créolisation étaient des zones de colonie : les Antilles, la Réunion… C’était donc des confettis, des zones périphériques et, au regard de l’ensemble démographique français, des réalités marginales.

**Ce que Mélenchon ambitionne de réaliser, c’est de porter la créolisation au cœur de la métropole.** Ce qu’il veut, c’est inverser la situation géographique et hiérarchique et opérer le mélange dans le cœur démographique et ethnique français. Il entend retourner le rapport colonies-métropole en projetant la réalité du mélange colonial dans la France métropolitaine elle-même.

Ainsi, au cœur de l’utilisation de ce terme, il y a la manipulation qui consiste à opérer une transition d’une situation périphérique à une situation centrale. Autant la créolisation qui s’est opérée dans les Antilles n’a pas menacé le peuplement français de souche, autant la **créolisation dans la France contemporaine aboutirait au mélange et à la dissolution du peuple français** au sens ethnique, historique et culturel. Il aboutirait donc à sa disparition.

De la même manière que le métissage s’oppose à la diversité, la créolisation générale ne peut avoir lieu que par l’éradication des peuples qu’on appelle à se mélanger. Elle est donc indissociablement liée à une volonté ethnocide, qui est au cœur du programme de la gauche.

Voir aussi (liens internes) :

* [Répondre au lieu commun "Sans métissage, on finit consanguin"](/centre-ressources-arguments/demographie/repondre-au-lieu-commun-sans-metissage-on-finit-consanguins.md)
