> For the complete documentation index, see [llms.txt](https://france-idees.gitbook.io/centre-ressources-arguments/llms.txt). Markdown versions of documentation pages are available by appending `.md` to page URLs; this page is available as [Markdown](https://france-idees.gitbook.io/centre-ressources-arguments/societe/les-immigres-font-le-travail-que-les-francais-ne-veulent-pas-faire.md).

# "Les immigrés font le travail que les Français ne veulent pas faire"

### L’immigration serait indispensable au fonctionnement de l’économie française pour pallier la réticence des Français de souche à occuper un certain nombre d’emplois. Ce stéréotype est démenti à l’échelle du territoire : seule une minorité des immigrés extra-Européens viennent en France dans le cadre d’un travail, leur taux d’emploi est inférieur aux Français et leur surreprésentation dans les emplois pénibles n’est pas significative.

**Contrairement à l’idée reçue, la structure de l’immigration en France ne permet pas de dynamiser notre économie et de compléter efficacement la structure de l’emploi chez les autochtones.**

**La France accueille une immigration essentiellement familiale.** 300 000 personnes ont été accueillies légalement en 2023, dont seulement 39 000 pour raison économique.

La France ne sélectionne que très peu son immigration selon des critères de qualification ou d’intégration culturelle. Contrairement à des pays comme le Canada, l’Australie ou même certains États européens, notre immigration est majoritairement familiale ou humanitaire, et non “économique” ou “choisie”.

Selon le ministère de l’Intérieur (2019-2023) :

* 32% des premiers titres de séjour délivrés sont liés au regroupement familial ou à la vie privée/familiale,
* 32% concerne des étudiants et des demandes d’asile.
* Seuls 14% des titres de séjour sont donnés pour des raisons de travail.

<figure><img src="/files/DUQ4IciBbIdvpIzASiYl" alt="" width="375"><figcaption></figcaption></figure>

Le taux d’emploi des immigrés extra-européens (et de leurs descendants) est inférieur à celui des autochtones. Le taux d’emploi des immigrés en âge de travailler était environ de 50 % en 2023 (soit 15 points en-dessous de la moyenne OCDE), contre 70 % pour les autochtones. Leur taux de chômage est supérieur à 15 %, contre 7% pour la population globale.

De plus, cette [immigration est particulièrement peu diplômée](https://marc-vanguard.com/status/1867269462451245389/).&#x20;

<figure><img src="/files/Hp1YCKiE0VcKJZpSTJsy" alt="" width="375"><figcaption></figcaption></figure>

Cette situation est évidemment préjudiciable dans le cadre d’une économie moderne et tertiarisée, où l’absence de diplôme est un frein à l’emploi.&#x20;

<figure><img src="/files/XmUSIBPUHkzltz5VzseW" alt="" width="375"><figcaption></figcaption></figure>

En conséquence, **le taux d’emploi des immigrés extra-européens (et de leurs descendants) est inférieur à celui des autochtones.** [Le taux d’emploi des immigrés en âge de travailler était environ de 50 % en 2023](https://www.insee.fr/fr/statistiques/zones/8202129?geo=REG-11\&debut=0\&q=Population+par+sexe%2C%20%C3%A2ge+et+situation+quant+%C3%A0%20l%27immigration+en+2021+%C3%A0%20Rennes\&sommaire=8202145) (soit 15 points en-dessous de la moyenne OCDE), contre 70 % pour les autochtones. Leur taux de chômage est par ailleurs supérieur à 15 %, contre 7% pour la population globale. Les immigrés constituent donc une main d’œuvre moins employable que les Français.

**Si certains métiers pénibles connaissent effectivement une surreprésentation des immigrés, celle-ci n’est pas si marquée que l’on puisse dire qu’ils se substituent aux Français**. Ainsi, en Île-de-France, alors que [la proportion d’immigrés en 2021 était de 20,6%](https://www.immigration.interieur.gouv.fr/fr/Info-ressources/Etudes-et-statistiques/Les-chiffres-de-l-immigration-en-France/Population-immigree-par-departement?utm_source=chatgpt.com), les immigrés représentaient :

* 42 % des ouvriers non qualifiés du gros œuvre du bâtiment,
* 24 % des agents d’entretien,&#x20;
* 23 % des cuisiniers,&#x20;
* 22 % des agents de sécurité.

**On ne peut donc pas dire que les immigrés font le travail que les Français ne veulent pas faire.** Non seulement leur taux d’emploi est inférieur à celui des autochtones, mais, dans les métiers où ils se concentrent, leur surreprésentation n’est pas si marquée. En réalité, l’immigration, loin de constituer un moteur pour l’économie française, est un phénomène qui la pénalise et qui fait venir en France des individus peu adaptés à la structure de l’activité du pays.
